Salvador: 114 tortues marines découvertes mortes en moins de trois semaines

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Une tortue marine olivâtre © AFP/Archives Hector Guerrero

Une tortue marine olivâtre
© AFP/Archives Hector Guerrero

San Salvador (AFP) – Les cadavres de 114 tortues marines ont été découverts depuis le 28 septembre sur la côte Pacifique du Salvador, provoquant l’inquiétude des écologistes et l’ouverture d’une enquête sur ces mystérieux décès.

Entre le 28 septembre et le 14 octobre, 114 tortures marines ont été retrouvées mortes sur les plages de San Diego, el Amatal et Toluca, au centre du littoral salvadorien, à quelques dizaines de kilomètres de la capitale. La plupart étaient des tortues vertes (Chelonia agassizii) et des tortues olivâtres (Lepidochelys olivacea).

La vice-ministre de l’Ecologie du Salvador Lina Pohl a expliqué à la presse que ces décès pourraient avoir été causés par le développement d’une algue toxique en haute mer car les carapaces des reptiles ne semblent pas endommagées.

Pour tenter d’établir la cause de cette hécatombe, une équipe du ministère a procédé lundi à des prélèvements sur les cadavres qui seront analysés par le Laboratoire de toxicologie marine de l’Université du Salvador.

Le coordinateur de l’ONG Unité écologique du Salvador (UNES), Angel Ibarra, a indiqué à l’AFP être impatient de connaître les résultats des analyses, car selon lui les « marées rouges » d’algues toxiques souvent constatées à cette période ne se sont jusqu’à présent jamais soldées par des décès massifs de tortues.

De son côté, Jose Leonidas Gomez, du Programme de conservation des tortues marines « Je protège mon monde », assure que les tortues retrouvés sur la plage de San Diego ne semblaient pas avoir ingéré quoi que ce soit. Celui-ci pointe plutôt du doigt les filets des nombreux bateaux de pêche circulant dans ces eaux.

Selon le Conseil national des zones protégées (CONAP) salvadorien, ce sont 146 tortues qui ont été retrouvées mortes au Salvador depuis janvier.

Et le problème semble aussi concerner le Guatemala et le Nicaragua voisins, selon les autorités de ces pays qui n’ont toutefois pas tenu de compte précis.

Au Guatemala, Jose Martinez, un responsable du CONAP local, a expliqué à l’AFP que parmi les causes identifiées des décès constatés dans son pays figuraient la pêche industrielle au chalut, la pêche artisanale au trémail et la pêche au requin.

© AFP

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