Le problème des villes fantômes en Chine

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Quartier résidentiel de Changping, Pékin, République populaire de Chine (40°13’N – 116°13’E). © yann Arthus-Bertrand/Altitude

Les villes fantômes, c’est-à-dire sous-peuplées, voire vides d’habitants, se multiplient en Chine. Le Quotidien du Peuple a dénoncé récemment dans un éditorial cette tendance à vouloir construire plus de villes :  » les villes vides et les villes fantômes sont des constructions redondantes qui ne gênèrent aucun bénéfice économique. Elles constituent une grande perte de ressources. » Dans 12 provinces de Chine, 200 projets de villes-nouvelles portées par 144 municipalités sont prévus.  En effet, chaque année, les villes accueillent 20 millions d’habitants supplémentaires.Le pays compte actuellement 180 millions de logements modernes, équipés de cuisine et de salle de bain, or il en faudrait 220 millions. La Chine fait ainsi face à des contradictions urbaines : dans certains cas, les grandes villes souffrent d’un manque de place, tandis que dans d’autres des villes fantômes peinent à trouver des habitants.

Il semblerait que ces dernières ne répondent pas à un besoin de la population car ils proposent des logements trop chers pour les migrants venus de petites villes ou des campagnes. Ainsi, dans 218 préfectures du pays, il existerait des quartiers voire des villes sous-peuplées voir désertes.

Par ailleurs, l’afflux urbain semble diminuer : entre 2000 et 2008, les petites villes ont crû de 12 millions d’habitants par an en moyenne, mais entre 2008 et 2012 ce chiffre est tombé à 4 millions, rapporte le site China Dialogue le 8 octobre. Si de grandes villes comme Sangria avec Puddong ont été citées en exemple comme villes fantômes à la fin des années 1990, celles-ci se sont finalement développées et peuplées grâce à l’attrait et aux dynamisés de ces métropoles. Mais cela risque de ne pas être le cas pour les petites préfectures.

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