Dopage mortel à la vodka et au venin de vipère chez les chevaux de course

Publié le : Last updated:

Ascot, Royaume-Uni : l’émir de Dubaï Mohammed bin Rashid Al Maktoum et sa femme la Princesse Haya bint Al Hussein aux courses d’Ascot en Juin 2008. © AFP PHOTO/STRINGER

Ascot, Royaume-Uni : l’émir de Dubaï Mohammed bin Rashid Al Maktoum et sa femme la Princesse Haya bint Al Hussein aux courses d’Ascot en Juin 2008. © AFP PHOTO/STRINGER

C’est un scandale qui commence à éclater au grand jour. Entre janvier 2010 et décembre 2012, 41 chevaux de course d’endurance ont été contrôlés positifs à l’anabolisant, aux anti-inflammatoires ou aux anesthésiants lors de compétitions internationales. Pour aller au bout des épreuves, de près de 160 km chacune, et pour les gagner, les propriétaires et cavaliers n’hésiteraient plus à injecter à leur monture de la vodka en intraveineuse avec du sarapin – un puissant antalgique – et du venin de vipère ou de crapaud, note Le Monde.

Depuis, les fédérations nationales de France (FFE), de Belgique et de Suisse ont prié la Fédération Internationale d’Equitation (FIE) d’agir pour éviter ce qu’elles présentent comme une hécatombe. Selon la FFE, « le nombre de chevaux morts d’épuisement ou euthanasiés à la suite de fractures spontanées a atteint des proportions inimaginables ».

Il pourrait y avoir conflit d’intérêt parce que la présidente de la FIE n’est autre que la princesse Haya Bint Al-Hussein, épouse de l’émir de Dubaï qui possède plus de 700 chevaux d’endurance et qui est devenu en 2012 le champion du monde dans sa catégorie. La princesse Haya Bint Al-Hussein avait déjà été éclaboussée en avril dernier par un contrôle positif d’une vingtaine de chevaux dans son écurie.

Les prochains jeux équestres mondiaux auront lieux en Normandie en août 2014. En interpelant la fédération internationale, la fédération française espère éviter tout risque de scandale pendant cet événement, note Le Monde.

Media Query: