Des écologistes argentins s’opposent à une usine polluante en Uruguay

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Des habitants de la ville argentine de Gualeguaychú (centre-est) forment une caravane de voitures pour protester contre l'accroissement de la production d'une usine qu'ils jugent polluante en Uruguay le 6 octobre 2013  © AFP Miguel Rojo

Des habitants de la ville argentine de Gualeguaychú (centre-est) forment une caravane de voitures pour protester contre l’accroissement de la production d’une usine qu’ils jugent polluante en Uruguay le 6 octobre 2013
© AFP Miguel Rojo

Buenos Aires (AFP) – Des centaines d’habitants de la ville argentine de Gualeguaychú (centre-est) ont formé dimanche une caravane de voitures jusqu’à un pont à la frontière avec l’Uruguay pour protester contre l’accroissement de la production d’une usine qu’ils jugent polluante.

« Dehors, l’usine! », scandaient les manifestants qui réclament à nouveau comme ils l’ont fait ces dernières années la fermeture de cette usine de la fabrique finlandaise de pâte à papier UPM (ex Botnia).

Les écologistes avaient fait part de leur intention de passer le pont pour remettre une pétition aux autorités communales de la ville uruguayenne proche de Fray Bentos (310 km au nord-est de Montevideo) sur la rive orientale du fleuve Uruguay mais la police uruguayenne a bloqué le pont.

« Comme la caravane ne peut pas passer, nous n’allons pas traverser pour déposer notre pétition », ont-il déploré. « Nous nous y prendrons autrement », a ajouté à la télévision le maire de Gualeguaychu, Juan José Bahillo, qui se trouvait en tête de la manifestation.

Les écologistes de Gualeguaychú, à 230 km au nord de Buenos Aires, ont animé un front frontalier de protestation pendant trois ans depuis qu’en 2007 l’usine a commencé à fonctionner, entraînant des tensions entre les deux pays.

Le conflit a été porté à la Cour internationale de La Haye qui a jugé que l’usine n’était pas polluante.

L’Uruguay a décidé d’augmenter la production de l’usine au moment où l’Argentine estime que les rejets de l’usine en phosphore, azote et matières organiques dépassent les limites autorisées.

© AFP

 

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