Une étude remet en question l’empreinte écologique de l’extraction des ressources

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 Mine de charbon à ciel ouvert près de Delmas, République d’Afrique du Sud (26°10’ S – 28° 44’ E).


Mine de charbon à ciel ouvert près de Delmas, République d’Afrique du Sud (26°10’ S – 28° 44’ E). © Yann Arthus-Bertrand/Altitudes, Chili, Australie

Une étude publiée dans la revue PNAS estime que les matières premières utilisées pour produire et exporter les marchandises sont 3 fois plus importantes qu’on ne l’estimait auparavant. Leur empreinte écologique est donc bien plus importante. La raison : de nombreux calculs ne prennent pas en compte les matières premières qui ne quittent pas le territoire de leur pays d’origine. Ainsi, certains pays développés connaissent une croissance économique qui s’accompagne d’une baisse de l’usage des matières premières, mais c’est sur le papier que cette baisse s’opère, explique la BBC le 3 septembre. Le docteur Tommy Wiedmann de l’Université de Nouvelle Galles du Sud explique : «  les chiffres  du commerce montrent juste les quantités physiques de matières premières échangées mais ne prennent pas en compte les matières employées pour produire les biens qui sont commercés. Par exemple, pour les engrais, il faut extraire le phosphate, il faut donc des machines donc il faut des matières premières supplémentaires. »

En 2008, 70 milliards de tonnes de matières premières ont été extraites, mais seulement 10 milliards de tonnes ont été exportées. La Chine est ainsi le pays avec la plus grande empreinte écologique sur la planète, le double de celle des USA, en raison de ses besoins de matériaux de construction. Toutefois, les Etats-Unis restent les plus grands importateurs de matières premières. Mais, quand on regarde les exportations par habitants, l’Australie et le Chili avec leurs  nombreuses mines, exportent le plus de matières premières par habitant.

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