Oiseaux : le pétrel des Galapagos sauvé de l’extinction

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 Oiseaux : le pétrel des Galapagos sauvé de l'extinction

Un pétrel des Galapagos dans son nid sur l’île San Cristobal, dans l’archipel des Galapagos, en Equateur, le 3 juin 2013 © AFP Rodrigo Buendia

PUERTO BAQUERIZO MORENO (Equateur) – (AFP) – Le pétrel des Galapagos, une espèce en danger d’oiseau marin, endémique de cet archipel équatorien, voit désormais sa survie assurée grâce au travail de gardiens de parc qui ont combattu les prédateurs afin de les sortir de la liste rouge des espèces en voie d’extinction.

« Il y a des résultats positifs (provenant) des contrôles », s’est félicité Rafael Diaz, surveillant au Parc national Galapagos (PNG), qui n’hésite à s’enfoncer de nuit dans la jungle pour protéger les nids contre les rats ou les chats sauvages.

« L’objectif est que (le pétrel) sorte de la liste rouge », selon M. Diaz, qui depuis 2008 a pour mission de préserver le pétrel Pterodroma phaeopygia, inscrit depuis 1994 sur la liste des espèces menacées de disparition par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

Oiseau aux longues ailes étroites, le pétrel se caractérise par son plumage bicolore : noir sur la partie supérieure du corps, blanche dessous.

Le pétrel des Galapagos, qui commence à se reproduire à cinq ans, niche sur les hauteurs humides des principales îles de cet archipel situé à un millier de kilomètres des côtes de l’Equateur, inscrit depuis 1978 au Patrimoine naturel de l’humanité de l’Unesco.

Des chiffres de l’UICN indiquent que le nombre de sujets atteignait 27.000 couples entre 1978 et 1980, pour chuter à 3.500 en 1985.

Mais les animaux, introduits pour la plupart, ne sont pas les seules menaces qui planent sur cet oiseau : des plantes invasives, comme la goyave ou la mûre, introduites par les colons, forment des broussailles impénétrables qui finissent pas empêcher la nidification.

« Face à la présence agressive d’espèces introduites, nous avons dû prendre des mesures correctives il y a des années. Sinon, nous serions en train de dire que les pétrels des Galapagos ont disparu », ajoute le gardien.

De 2008 à 2012, le nombre de nids trouvés sur l’île de San Cristobal est passé de 635 à 670, et le nombre de jeunes sujets a augmenté de 396 à 440, selon le Parc.

© AFP

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