Zoo de Vincennes: un an avant l’ouverture, les girafes déjà dans leur bâtiment

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Zoo de Vincennes: un an avant l'ouverture, les girafes déjà dans leur bâtiment

Adège, Aurore et quatorze autres girafes sont les premières à occuper leur nouveau bâtiment du zoo de Vincennes en travaux depuis cinq ans, alors que les tracteurs, bétonnières et pelleteuses tournent à plein régime pour une ouverture prévue dans un an. © AFP/Archives Loic Venance

PARIS – (AFP) – Adège, Aurore et quatorze autres girafes sont les premières à occuper leur nouveau bâtiment du zoo de Vincennes en travaux depuis cinq ans, alors que les tracteurs, bétonnières et pelleteuses tournent à plein régime pour une ouverture prévue dans un an.

Contrairement à la majorité des autres 180 espèces d’animaux présentes dans ce parc datant de 1934 qui ont été placés dans d’autres zoos, les girafes n’ont pas quitté le parc de 14,5 hectares.

« Les girafes ont été transférées le 5 et 6 décembre et toutes sont arrivées en bonne forme dans leurs nouveaux quartiers deux fois plus spacieux qu’avant », raconte à l’AFP le responsable vétérinaire, Alexis Lécu.

A l’exception de Benny, le mâle du cheptel, les femelles, toutes nées au zoo, n’avaient pas changé d’habitat.

« Comme ce sont des mammifères fragiles et craintifs, on avait anticipé leur déplacement en les sensibilisant à des situations différentes, aux bruits et aux vibrations pour qu’elles ne s’affolent pas », ajoute-t-il.

« On a utilisé des tranquillisants de courtes actions pour que le troupeau se reconstitue vite et retrouve ses repères ».

Pour recréer le comportement de l’animal dans son milieu naturel, l’enclos intérieur est équipé de grandes mangeoires et d’un râtelier à foin sur poulie pour que les girafes mangent en hauteur.

Thomas Grenon, directeur général du Muséum national d’histoire naturelle, en charge de l’exploitation du zoo « se félicite du bon déroulement des travaux et du respect des délais de livraison et du budget ».

« Les structures de la grande volière et de la grande serre tropicale sont pratiquement achevées », commente-t-il.

Quant au budget, il est toujours de 160 millions d’euros qui bénéficient d’une subvention de 30 millions d’euros du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche.

Au printemps 2014, les visiteurs voyageront dans cinq grandes zones géographiques de la planète, les biozones, correspondant à différents écosystèmes.

Ils découvriront la faune et la flore dans la biozone de Patagonie, Sahel-Soudan, Guyane, Europe et Madagascar, et Patagonie, découvrant un éventail d’espèces en difficulté comme les lémuriens, le rhinocéros blanc ou l’oryx algazelle.

Pendant un an, les animaux s’installeront au fur et à mesure de la livraison des zones. Ainsi un jaguar accueilli récemment à la ménagerie du Jardin des Plantes rejoindra les girafes d’ici quelques mois.

Le défenseur des bêtes, Allain Bougrain-Dubourg, qui a travaillé avec les équipes du Muséum sur le projet, affirme que « la priorité a été accordée à la condition animale ».

« On n’exhibe pas les animaux pour le plaisir des visiteurs mais on s’intéresse à leur bien-être, notamment grâce à l’enrichissement des enclos. On ne donne plus à manger aux animaux aux heures précises comme autrefois mais en fonction de leurs besoins », dit-il.

Selon lui, « tous les animaux présents seront les ambassadeurs des études et des programmes de conservation menés par le Muséum d’histoire naturelle dans le monde ».

© AFP

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