Kansai Electric confirme l’arrivée du MOX au Japon dans la 2e moitié de juin

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Kansai Electric confirme l'arrivée du MOX au Japon dans la 2e moitié de juin

Un conteneur de MOX en chargement le 8 avril 2010 à Cherbourg pour le Japon © AFP/Archives Jean-Paul Barbier

TOKYO – (AFP) – La compagnie d’électricité japonaise Kansai Electric Power (Kepco) a confirmé jeudi que le combustible nucléaire MOX parti du port français de Cherbourg mercredi devrait arriver au Japon « dans la deuxième moitié de juin ».

Le Pacifiq Egret et le Pacifiq Heron, deux navires de 100 mètres de long exploités par la compagnie britannique PNTL, effectuent ce transport sous très haute surveillance.

Les deux cargos doivent suivre un parcours au large du Cap de Bonne Espérance, à la pointe sud de l’Afrique du Sud, a précisé la compagnie dans un bref communiqué.

Les autres détails ne seront divulgués qu’ultérieurement pour des raisons de sécurité.

Le MOX véhiculé, un mélange d’oxydes de plutonium et d’uranium, est destiné au réacteur 3 de la centrale atomique de Takahama (ouest), un site actuellement à l’arrêt et dont nul ne sait pour l’heure s’il redémarrera et le cas échéant quand. Kansai Electric, souhaiterait un redémarrage le plus tôt possible, éventuellement cette année, mais la décision dépend du diagnostic de sûreté de l’Autorité de régulation sur la base de normes renforcées qui entreront en vigueur en juillet.

Ne disposant au Japon ni d’usine de retraitement fonctionnelle, ni de site de fabrication de MOX, Kepco avait demandé en 2008 au groupe français Areva de prendre en charge le combustible usé pour le transformer.

La cargaison de MOX résultant devait revenir au Japon en 2011, mais son transport a été reporté à la suite de l’accident nucléaire de Fukushima en mars 2011, ayant conduit à l’arrêt prolongé des 50 réacteurs de l’archipel, dont deux seulement (à Ohi, ouest) ont été depuis autorisés à redémarrer.

Le rapatriement du combustible cette année a été négocié entre les différentes parties prenantes du fait de la volonté de la France de ne pas stocker à long terme ce combustible, selon plusieurs médias nippons.

Ce transport est fortement contesté par des associations de protection de l’environnement, dont Greenpeace.

© AFP

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