La FAO s’inquiète du travail des enfants dans l’élevage

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La FAO s’inquiète du travail des enfants dans l’élevage

Un garçon conduit du bétail dans uin campement de réfugiés © AFP PHOTO/PETER MARTELL

Mal connu et recouvrant des situations très éclectiques, le travail des enfants dans l’élevage préoccupe la FAO car il risque de détourner les enfants de l’accès à l’école et les expose à des accidents. L’organisation publie donc un rapport sur ce sujet le travail des enfants dans le secteur de l’élevage et au-delà afin de sensibiliser le public et les décideurs. « Selon la publication, les efforts visant à réduire le travail des enfants dans l’agriculture en général et l’élevage en particulier requièrent l’implication directe des gouvernements, des coopératives agricoles et des familles rurales afin de trouver des solutions alternatives à des pratiques souvent motivées par la lutte pour la survie », écrit la FAO le 25 février. En plus de lois et d’actions des entreprises impliquées dans l’élevage, elle propose de mettre en œuvre des mesures pour empêcher le recours au travail des enfants dans ce secteur en mettant en place des mesures pour favoriser l’accès à une éducation de qualité comme l’apprentissage à distance, les écoles mobiles, les internats, les programmes d’alimentation scolaire ou de transferts monétaires, les écoles de terrain pastorales et les écoles paysannes d’élevage.

Bien qu’aucune donnée n’existe sur le nombre d’enfants travaillant dans l’élevage, la FAO estime que 70 millions d’enfants dans le monde exercent un travail dangereux dans l’agriculture. En tout, 215 millions d’enfants, âgés de 5 à 17 ans, sont contraints de travailler dans le monde et 129 prennent part aux travaux agricoles. Depuis longtemps, dans les communautés pastorales, les enfants apprenaient dès leur plus jeune âge à s’occuper du bétail. Même si dans certaines situations, ils s’occupent des volailles ou bien travaillent dans les abattoirs, la plupart des enfants est en charge de la surveillance et de l’accompagnement des troupeaux. Par exemple, selon l’Unicef, au Ghana et au Lesotho, 20 % des garçons surveillent les troupeaux, ce qui les empêchent d’aller à l’école.

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