Diesel: une hausse de fiscalité « incontournable », selon Delphine Batho

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Diesel: une hausse de fiscalité

La ministre de l’Ecologie Delphine Batho à Matignon, le 20 février 2013 © AFP Francois Guillot

PARIS – (AFP) – L’alignement « progressif » de la fiscalité du diesel sur celle de l’essence est une question « de santé publique » avant d’être une question fiscale et est « incontournable », a indiqué jeudi la ministre de l’Ecologie Delphine Batho sur BFM-TV.

Alors qu’on lui suggérait qu’un alignement de la fiscalité du diesel sur l’essence apporterait entre 3 et 4 milliards d’euros par an à l’Etat, la ministre a répondu que « ce n’est pas un sujet de recettes fiscales », « c’est un problème de santé publique ».

« Il y a aujourd’hui 40.000 décès prématurés chaque année liés à la pollution de l’atmosphère et une des raisons de la pollution de l’atmosphère dans les grandes villes notamment, c’est le problème du diesel et notamment des vieux véhicules au diesel, par exemple les véhicules d’avant 1997, d’avant 2000 qui polluent 30 fois plus qu’un véhicule récent », a souligné la ministre.

« On ne peut l’aborder que je façon progressive », et « ce n’est pas décidé », a-t-elle toutefois précisé, tout en soulignant: « Je pense que ce sera incontournable ».

« Ce sera aussi quelque chose qui sera attendu par le secteur des raffineries en France puisque le paradoxe c’est qu’on importe du diesel et qu’on exporte de l’essence donc ce sera aussi quelque chose de positif pour la balance commerciale », a indiqué la ministre.

Interrogée sur la prévision de hausse de 30% sur le quinquennat des prix de l’électricité faite par la Commission de régulation de l’énergie, la ministre a souligné par ailleurs que sa politique « ne sera pas celle de l’impuissance ».

Outre les tarifs sociaux, qui concernent « 8 millions de Français » et les incitations aux économies d’énergie, Mme Batho va « demander à la Commission de régulation de l’énergie un audit des coûts de production, des coûts commerciaux d’EDF ».

« Il y a un principe qui veut que les prix couvrent les coûts, donc il faut qu’on sache. Il y a besoin de transparence, les Français veulent savoir où on va », a-t-elle souligné.

© AFP

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