Moins de prédateurs dans l’eau, plus de carbone dans l’air

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Moins de prédateurs, plus de carbone

FRANCE, Rouen : Cette photo prise le 11 octobre 2007 à Rouen, montre des pêcheurs, sortant un brochet de 6,8 kilos pêché dans la Seine. Plus d’une espèce de poisson d’eau douce sur cinq est menacée en France métropolitaine, comme la lamproie de rivière, le brochet ou l’anguille européenne, victimes de la destruction de leur milieu naturel et de la pollution, révèle le 16 décembre 2009 le comité français de l’UICN. © AFP PHOTO ROBERT FRANCOIS

Dans les écosystèmes d’eau douce, l’absence de prédateurs en haut de la chaîne alimentaire entraîne une augmentation des émissions de dioxyde de carbone, rapporte Phys.org. Les nouvelles méthodes intensives de chasse et de pêche ainsi que les pressions exercées par les activités humaine entraînent une baisse du nombre de prédateurs dans nos écosystèmes. Or, ceux-ci sont situés en haut de la chaîne alimentaire. Leur régime alimentaire se compose, de façon directe ou indirecte, d’animaux plus petits qu’eux et de plantes. Or, ces dernières jouent un rôle important dans la séquestration de dioxyde de carbone.

Au cours de l’étude, les chercheurs de l’Université de British Columbia ont retiré des écosystèmes d’eau douce étudiés les prédateurs situés en haut de la chaîne alimentaire. Cela a entraîné une augmentation de plus de 90 % des émissions de dioxyde de carbone. Selon Trisha Atwood, qui a participé à l’étude, « la population humaine joue un rôle important dans la disparition des grands prédateurs. Or, cette disparition a des implications sur le changements climatique et les émissions de gaz à effet de serre ».

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