Energie: Berlin veut une loi sur la fracturation hydraulique avant l’automne

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Energie: Berlin veut une loi sur la fracturation hydraulique avant l'automne

Le ministre allemand de l’Environnement, Peter Altmaier, le 31 mai 2012 à Berlin © AFP/Archives John Macdougall

BERLIN (AFP) – Le ministre allemand de l’Environnement, Peter Altmaier, a annoncé samedi qu’il souhaitait faire voter une loi sur la fracturation hydraulique, une technique d’extraction d’hydocarbures controversée, avant les législatives cet automne.

« Je promets une réglementation législative (sur la fracturation hydraulique) avant les législatives et que le débat sera mené dans une atmosphère raisonnable et apaisée », a indiqué le ministre dans une vidéo sur la chaîne du gouvernement allemand sur Youtube.

Depuis 2007, la technologie décriée du « fracking », ou fracturation hydraulique, combinée à celle du forage à l’horizontale, a permis d’exploiter les immenses ressources en hydrocarbures des gisements de gaz ou de pétrole de schiste, notamment aux Etats-Unis et au Canada.

Cette technologie est toutefois très controversée en raison des risques qu’elle fait peser sur l’environnement, du fait de l’utilisation de produits chimiques qui peuvent contaminer les nappes phréatiques. La fracturation hydraulique est interdite en France depuis 2011.

« Il y a beaucoup de problèmes non résolus », a reconnu à ce sujet M. Altmaier.

« En Europe, les gisements supposés de gaz de schiste se trouvent sous des paysages densément peuplés et il n’est pas envisageable de les exploiter tant que les accusations et les questions soulevées (par cette technique) n’auront pas été écartées », a-t-il assuré.

La question devra être analysée en gardant comme critère principal que l’exploitation soit acceptable et supportable écologiquement, a-t-il poursuivi.

« C’est pourquoi je proposerai que la fracturation hydraulique soit interdite dans les zones de protection hydrologique et que soit menée, dans toutes les autres régions, une étude d’impact écologique préalable », a encore spécifié le ministre.

Celui-ci s’attend à un dialogue « intensif avec les entreprises et les populations concernées », dont « personne ne peut prédire l’issue ».

© AFP

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