L’organisation de l’aide française au développement critiquée

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L’organisation de l’aide française au développement critiquée

FRANCE, Paris : Une photo prise en juillet 2007 à Paris devant le Quai d’Orsay montrant une plaque du Ministères des Affaires Etrangères. © AFP PHOTO STEPHANE DE SAKUTIN

Un rapport du cabinet Ernst & Young publié sur le site du Ministère des Affaires Etrangères critique sévèrement l’organisation de l’aide française au développement et conclue à l’absence d’une « véritable autorité politique ». La France est le quatrième plus grand donateur au monde, après les Etats-Unis, l’Allemagne et le Royaume-Uni, devant le Japon. Selon EurActiv, en 2010, le pays a consacré près de 10 milliards d’euros à l’aide publique au développement dans plus de 80 pays. Mais l’organisation de cette aide est pointée du doigt. Selon le rapport d’Ernst & Young, la France n’a ni objectifs clairs ni stratégie globale susceptibles de commander sa politique de développement, qui n’a en effet pas d’administration propre. Au delà des objectifs humanitaires, la France défend, avec son aide internationale, des intérêts plus larges, de nature politique et économique. Cela implique plusieurs ministères et freine donc les réformes de l’aide française. Si le Quai d’Orsay pilote les projets concernant la lutte contre la pauvreté directement, c’est ainsi l’Agence Française de Développement (AFD) qui joue le rôle d’opérateur. Pour l’aide financière et économique (dotations aux différents fonds internationaux, prêts aux Etats bénéficiaires), c’est au Ministère de l’Economie d’être en charge des projets. Faute de pouvoir de décision en matière budgétaire, le ministre chargé du développement ne peut accomplir son travail de coordination, les dossiers devant être remontés à Matignon voire à l’Elysée, ce qui entraîne des longueurs administratives.

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