Les navires polluants participent involontairement à une expérience de géo-ingénierie

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Les navires polluants participent involontairement à la géo-ingénierie

Déchargement du vrac d’un navire en Aise © AFP PHOTO / Bay ISMOYO

Une étude japonaise vient de montrer que 80 % du fer issu des rejets de suie des navires est soluble dans l’océan et pourrait fertiliser ce dernier. Les navires seraient responsables de la présence de 1000 tonnes de fer dans l’océan Pacifique par an, soit plus de fer que ce que des précédentes expériences de géo-ingénierie ont pu mettre dans les océans. En effet, fertiliser les océans grâce à du fer est envisagé afin de réduire le changement climatique car le fer accroit la croissance du plancton qui absorbe alors le carbone, rappelle le New Scientist le 9 février. Mais de telles expérimentations sont interdites par un moratoire depuis 2010 par la Convention sur la Diversité Biologique signée à Nagoya. « Les expériences suggèrent un changement dans les populations d’algues qui passent d’un milieu dominé par les poissons à un milieu dominé par les méduses », ce qui justifie un moratoire su la fertilisation, selon Alex Baker de l’University of East Anglia. Cependant, les rejets de suie des navires ne constituent pas une expérience de fertilisation, ils ne sont donc pas concernés par ce moratoire.

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