Les braconniers trompaient les éléphants grâce à des uniformes de l’armée britannique

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Les braconniers portaient un équipement de l’armée britannique

KENYA, TSAVO : Des officiers des Services Kenya de la Vie Sauvage (KWS) montent la garde alors qu’un éléphant endormie est équipé d’un émetteur dans le parc national de Tsavo, à 30km au sur est de Nairobi en mars 2011. © AFP PHOTO/Tony KARUMBA

Dans la réserve nationale de Samburu au Kenya, la majorité des braconniers arrêtés ces derniers mois portaient un équipement de l’armé britannique : uniforme, munitions et jumelles de vision nocturne. Ces derniers sont employés afin de s’approcher plus facilement des éléphants.

Près de 10000 soldats britanniques sont envoyés chaque année au Kenya dans le cadre de leur formation. Basés au camp Archers’ Post, ces militaires sont très proches de la zone protégée où sévissent les braconniers. Selon AllAfrica, il n’est pas rare que des uniformes et munitions britanniques soient volés par des locaux travaillant près du camp. Il arrive également que les officiers, en manque d’argent, revendent leur uniforme aux populations locales. Une partie de ces équipements tombe entre les mains des braconniers qui sen servent pour tromper la vigilance des gardes et aussi des animaux. Habillés en soldats britanniques, ils peuvent désormais se déplacer dans l’enceinte de la réserve, qui n’a pas de barrières, sans être inquiétés par les gardes.

Or, selon Daniel Leteiyo, manager d’une ONG qui travaille à Samburu, les éléphants reconnaissent l’uniforme qu’ils associent à celui des gardes. Ils ne se méfient donc pas des braconniers qui peuvent s’approcher des animaux en toute tranquillité et les tuer. En juin 2009, un braconnier est arrêté dans la réserve. Il portait un uniforme britannique et possédait des munitions et des jumelles de vision nocturne de cette même armée. Lors de son arrestation, il réfute pourtant tous lien entre son équipement et celui des soldats britanniques. Il est relâché quelques jours plus tard dans des circonstances qui restent encore floues.

Selon John Bradshaw, chargé de communication pour la British High Commission, en charge de l’armée britannique, « un compte stricte du matériel est réalisé régulièrement. Toute perte est notifiée auprès de la police locale et une enquête est menée pour retrouver l’équipement perdu. Les soldats n’ont en aucun cas le droit de vendre leur équipement aux communautés locales et ne le font pas ».

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