Les poissons accumulent les particules de plastique

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INDONÉSIE, NUSA DUA : Deux touristes locaux vérifient leurs photos sur une plage encombrée d’algues et de bouteilles en plastique près du lieu de la Conférence de Changement climatique de l’ONU en 2007 à Nusa Dua, sur l’île Bali, le 04 décembre 2007. La conférence de 11 jours, commencée le 3 décembre, conformément à la Convention Cadre de l’ONU sur le changement climatique (UNFCCC) et assistée par plus de 180 nations, a pour but d’ouvrer un plan de négociations menant à un nouveau pacte pour aborder le réchauffement climatique. Conformément au nouveau pacte, des pays industrialisés seront engagés à réduire massivement leurs émissions de gaz à effet de serre fin 2012, quand termine la phase actuelle du Protocole de Kyoto. A.F.P. PHOTO/Jewel SAMAD

Des microfragments de plastique présents dans la Manche britannique sont ingérés par de nombreux poissons selon une étude publiée dans le Marine Pollution Bulletin par des chercheurs de l’Université de Plymouth. Les poissons peuvent alors subir un blocage du système digestif ou de fausses gestations. L’étude a porté sur 10 espèces vivant dans la Manche, notamment des poissons connus comme le merlan, le chinchard, le saint-pierre ou encore le grondin rouge.

Plus d’un tiers des 504 poissons examinés étaient contaminés par ces « micro-perles », des particules de plastique dont la taille est inférieure à 1mm, précise The Guardian. Présents sur les littoraux et dans le fond des mers et des océans du monde entier, ces minuscules fragments de plastique proviennent notamment des produits sanitaires et des sacs en plastique. La majorité des fragments analysés dans la Manche correspondent à une fibre synthétique présente dans les vêtements et les produits sanitaires. Les autres sources identifiées sont des plastiques utilisés pour les bouteilles et les sacs en plastique. Alors que l’utilisation de sacs en plastique déclinait depuis quelques années en Angleterre, leur consommation a augmenté de 5,4% en 2011.

Selon le Professeur Richard Thompson,co auteur de l’étude, « il n’y a aucune menace pour la santé humaine puisque le plastique a été retrouvé dans des poissons que nous ne mangeons pas. Mais nous ne devons pas avoir des débris de plastique en mer. Ces matériaux sont très recyclables, mais malheureusement ils ont été mis au cœur de notre culture du jetable ces dernières décennies ».

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