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La mer rouge au secours de la mer morte

Jordanie, Amman : un touriste flotte en lisant un journal local et se relaxe dans la mer Morte, au sud ouest d’Amman en Aout 1999. La mer Morte est le point le plus bas sur Terre en dessous du niveau de la mer où le sel est si concentré qu’un nageur peut flotter. © ELECTRONIC IMAGE

La banque Mondiale viens de donner son accord à un projet controversé de pipeline de près de 180 km reliant la mer Rouge et la mer Morte. Ce pipeline est destiné à lutter contre le rétrécissement de la mer Morte, bordée par l’Israel, la Jordanie et la Cisjordanie.

La surface de la mer morte a diminué de plus de 300km2 en cinquante an et son niveau descend désormais de près d’un mètre par an. A l’origine de cette perte d’eau, selon Le Monde, le pompage intensif de l’eau du Jourdain et de la mer Morte par l’agriculture et les industries des pays la bordant. Selon la banque Mondiale, « si rien n’est fait, la mer morte atteindra un nouvel équilibre à une altitude qui est environ 100 mètres en dessous du niveau actuel ». Evidemment ce changement pourrait avoir des conséquences graves sur l’environnement du bassin et nuire à l’attrait touristique de la région.

Selon la banque Mondiale, 10 milliards de dollars seraient nécessaire à l’acheminement des 2 milliards de m3 d’eau de mer nécessaire à la protection de la mer Morte et bâtir une usine de désalinisation. L’institution reconnaît cependant que ce projet – qui est très critiqué, y compris par les écologistes- n’est pas sans risque, l’apport trop important d’éléments marins pouvant entraîner une explosion d’algues rouges et une formation de gypse blanc, et l’eau de mer pouvant s’infiltrer dans les nappes phréatiques. Mais l’Institution estime que ces impacts « peuvent être contrôlés et réduits à un niveau acceptable ». L’étude de faisabilité aurait couté 16 millions de dollars à elle seule.

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