En Afrique du Sud, la production viticole n’est pas du goût de tous

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Afrique du Sud, Cape Town : des ouvriers récoltent des raisons en mars 2007, dans la ferme de Bloemendal, dans la région de Durbanville à 25kms au nord de Cape Town. © AFP PHOTO / RODGER BOSCH

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Les ouvriers viticoles Sud-Africains protestent contre les salaires appliqués par les propriétaires terriens et demandent aux consommateurs britanniques, plus grands importateurs au monde, de boycotter leur produit afin de faire pression sur leurs employeurs.

Selon le Guardian, depuis la fin 2012, les ouvriers viticoles Sud-Africains demandent la revalorisation de leurs salaires à 12,59€ par jour contre 7,43 à 10,48€ actuellement. Peut de ces ouvriers sont regroupés en syndicats et les moyens pour faire pression restent donc limités. De plus, la plupart de ces employés sont logés sur la ferme et nourris par leur employeur, difficile donc de protester. Leur solution cependant, en appeler aux consommateurs britanniques, fervent consommateurs de vins Sud-Africains. Si ces derniers boycottaient leur produit, leur message serait peut être entendu.

Dans la région du Western Cape, ce sont près de 500000 personnes qui travaillent dans cette industrie. En 2011 déjà, un rapport du Human Rights Watch, avait dénoncer les mauvaises conditions de travail de ces ouvriers : exposition aux pesticides, manque d’accès à l’eau potable ou à des sanitaires et des congés maladies impayés. Nosey Pieterse, secrétaire général du syndicat du secteur agricole noir, en arrive même à dire « que l’apartheid n’a bénéficié qu’aux grands propriétaires terriens mais pas aux ouvriers viticoles qui continuent à être traités comme des esclaves sur les terres où ils sont nés ».

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