La mort d’un rhinocéros en Namibie fait craindre une propagation du braconnage

Publié le : Last updated:

La mort d'un rhinocéros en Namibie fait craindre une propagation du braconnage

Un rhinocéros noir en Afrique du Sud © AFP/Archives Stephane de Sakutin

WINDHOEK – (AFP) – La mort d’un rhinocéros noir, tué pour ses cornes en Namibie, fait craindre que le braconnage endémique en Afrique du Sud ne traverse la frontière.

« Des membres de l’ONG Save the Rhino Trust ont retrouvé le cadavre d’un rhinocéros noir femelle dont les cornes avaient été retirées », a déclaré jeudi à l’AFP un responsable du ministère namibien du Tourisme et de l’Environnement. « Un homme a déjà été arrêté et les deux cornes de rhinocéros ont été retrouvées et confisquées. »

L’ONG namibienne Save the Rhino Trust a découvert la dépouille d’un rhinocéros dimanche dans la région reculée du Damaraland, à quelque 600 km au nord-ouest de la capitale Windkoek.

La femelle se trouvait avec son petit, qui « malheureusement n’a pas pu être sauvé. Il était trop faible et est décédé », a ajouté le responsable. Les petits des rhinocéros restent aux côtés de leur mère même quand celle-ci est tuée.

La protection des pachydermes est pourtant efficace en Namibie, où aucun incident de braconnage n’avait été rapporté depuis plusieurs années.

Pendant les années 1980, le braconnage était largement répandu dans le nord-ouest du pays, mais après l’indépendance en 1990, les autorités ont maîtrisé le phénomène et la population de rhinocéros a augmenté. Le pays compte aujourd’hui plus de 2.000 rhinos.

Ce crime fait craindre une propagation à la Namibie du braconnage qui atteint des proportions inquiétantes en Afrique du Sud où au moins 633 rhinocéros ont été abattus depuis le 1er janvier 2012.

Le massacre des rhinos alimente le marché clandestin de poudre de corne, achetée à prix d’or en Asie –essentiellement au Vietnam– pour alimenter la pharmacopée traditionnelle. On prête à la corne différentes vertus curatives, que la médecine n’a jamais pu démontrer, cet étrange appendice nasal étant composé de kératine, la même matière que les ongles humains.

© AFP

Media Query: