L’ONG Générations futures conteste le calcul de taux résiduel de pesticides

Publié le : Last updated:

Un rayon de légumes dans un supermarché © AFP/Archives Sophie Lautier

Un rayon de légumes dans un supermarché © AFP/Archives Sophie Lautier

PARIS – (AFP) – L’ONG Générations futures affirme que le pourcentage de fruits et légumes contenant des pesticides au delà des seuils autorisés est « artificiellement » abaissé par le mode de calcul retenu par l’Union européenne depuis 2010.

Le mode de calcul en question « revient dans les faits à doubler la tolérance par rapport aux résidus de pesticides et à exposer la population européenne à des quantités toujours plus grandes de ces produits toxiques dans leur alimentation, ce qui est un pur scandale », avance dans un communiqué François Veillerette, porte-parole de Générations futures.

Générations futures explique que le mode de calcul établit un intervalle d’incertitude à plus ou moins 50% de la valeur mesurée par des laboratoires. Mais « le tour de passe passe » réside dans la prise en compte, pour comparaison avec les seuils autorisés, non pas de la valeur mesurée mais de celle-ci amputée de 50%.

« Il s’agit ni plus ni moins que de diviser la valeur mesurée par deux avant de la comparer à la limite maximale de résidus » de pesticides, conclut Générations futures qui précise que ce mode de calcul est appliqué depuis 2010.

Selon l’ONG, en France, le pourcentage de fruits et légumes contenant des pesticides au delà des limites autorisées est passée « artificiellement » à 1,5% en 2010 contre 3% en 2009, selon des données récemment publiées.

© AFP

Media Query: