Quand les hommes partent, les feux reviennent

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Quand les hommes partent, les feux repartent Amazonie culture sur brulis

PHILIPPINES, Ned : Photo prise en aout 2009 montrant de la fumée s’échappant d’une zone de culture sur brulis dans le village de Ned près de Blit sur le lac de Sebu aux Philippines. La couverture forestière dans la région a presque disparu, remplacer par des rangs de mais qui recouvre presque tous les pans de collines. © AFP PHOTO/TED ALJIBE

En Amazonie, l’exode rural entraine une augmentation du nombre de feux de forêts, les paysans n’étant plus assez nombreux pour en contrôler les départs volontaires et involontaires.

Presque tous les feux de forêts en Amazonie péruvienne sont allumés par l’Homme afin de faire place à des pâturages, nettoyer les jachères avant les nouvelles plantations et relâcher des nutriments dans la terre, une méthode vieille de quelques millénaires, la culture sur brulis.

Cependant, depuis quelques années, les populations ont tendance à fuir les campagnes pour trouver des emplois en villes. Le nombre de paysans diminue. Selon Science Daily, pour les chercheurs, le nombre de feux de forêts aurait dû diminuer en proportion. Hors c’est l’inverse qui se produit, les feux de forêts ont augmenté en nombre et en puissance et ce tout particulièrement dans les régions les plus touchées par le déplacement des populations.

Pour Maria Uriarte, spécialiste des forêts au départment Ecologie, Evolution et Biologie Environnementale de Colombie, « les paysans sont souvent pointés du doigt lorsqu’il s’agit de déforestation et de destruction environnementale, mais ils sont plutôt perfectionnistes pour gérer les feux, ils planifient où, quand et comment bruler la terre. Lorsque vous n’avez plus de terre en jachères et moins de personnes pour les gérer, le risque de feux de forêts non contrôlés est plus important ».

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