Japon: un réacteur nucléaire risque le démantèlement à cause d’une faille

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La centrale nucléaire de Tsuruga, au Japon, le 6 mai 2010 © Jiji Press/AFP/Archives Jiji Press

La centrale nucléaire de Tsuruga, au Japon, le 6 mai 2010 © Jiji Press/AFP/Archives Jiji Press

TOKYO – (AFP) – Un réacteur d’une centrale nucléaire actuellement stoppée du Japon est vraisemblablement situé sur une faille active et, dans ce cas, risque de devoir être démantelé, selon des géologues consultés par la nouvelle Autorité de régulation nucléaire.

Les experts mandatés par cette instance ont procédé à des examens sous le complexe nucléaire de Tsuruga (préfecture de Fukui, ouest), études qui indiquent que les derniers mouvements de la faille identifiée sont selon eux suffisamment proches pour considérer qu’elle est encore active.

A la suite d’une réunion avec lesdits experts, Shunichi Tanaka, président de l’organisme de régulation, a laissé entendre que l’autorité aurait dans ces conditions du mal à garantir la sécurité du site et donc à donner l’autorisation de redémarrer le réacteur concerné.

Si l’Autorité nucléaire conclut qu’il s’agit d’une faille active, le réacteur en question devra être démantelé.

A ce jour, seulement deux réacteurs sur un parc de 50 sont en service au Japon, les autres étant maintenus à l’arrêt par mesure de précaution et en raison de nouveaux tests de résistance aux catastrophes naturelles imposés par le gouvernement après l’accident de Fukushima consécutif à un tsunami en mars 2011.

Aucun ne peut redémarrer sans le feu vert de la nouvelle autorité nucléaire créée en septembre et qui est en train de revoir les standards de sécurité.

Les mêmes experts sont aussi consultés sur d’autres soupçons de failles actives ailleurs, dont une sous le complexe d’Ohi (ou Oi) où deux des quatre tranches (3 et 4) sont actuellement actives, ayant obtenu en juin l’aval de l’Etat pour être relancées.

Certains spécialistes affirment que la faille qui passe entre les couples de réacteurs 1-2 et 3-4 de ce complexe de l’ouest est active, quand d’autres, n’excluent pas cette possibilité mais exigent des examens complémentaires.

L’Autorité, qui passe aussi en revue d’autres centrales, ne s’est pas encore prononcée sur ce cas, renvoyant ses conclusions à plus tard et demandant d’autres études dans le but d’obtenir un consensus entre experts.

Alors qu’une centaine de milliers de personnes ont dû fuir leur domicile après l’accident de Fukushima, la population nippone, elle, souhaite en majorité que s’applique davantage le principe de précaution vis-à-vis des installations nucléaires toutes situées en bord de mer et en zone sismique.

© AFP

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