Paris: Robin des Toits conteste en justice la charte de téléphonie mobile

Publié le : Last updated:

Antennes relais sur un bâtiment, en 2011 © AFP/Archives Raymond Roig

Antennes relais sur un bâtiment, en 2011 © AFP/Archives Raymond Roig

PARIS – (AFP) – Robin des Toits, association qui dénonce un risque sanitaire potentiel dans l’exposition aux ondes électromagnétiques, a annoncé avoir déposé lundi un recours en justice pour que soit rediscutée la nouvelle charte de téléphonie mobile liant la mairie de Paris et les grands opérateurs télécoms.

Robin des Toits, dont le recours a été confirmé à l’AFP par le greffe du Tribunal administratif de Paris, estime notamment que cette charte aurait dû faire l’objet d’une consultation dans chacune des vingt mairies d’arrondissement parisiennes avant son adoption par le Conseil de Paris le 16 octobre.

Cette charte, qui révise à la baisse le seuil maximal d’exposition aux ondes électromagnétiques dans la capitale, va permettre le déploiement des infrastructures de téléphonie mobile de quatrième génération (4G).

Robin des Toits, en demandant l’annulation de l’adoption du 16 octobre, entend dénoncer « la façon dont la mairie se moque des Parisiennes et des Parisiens en faisant croire qu’elle les protège alors qu’elle ouvre les toits de Paris au déploiement de la 4G », a indiqué à l’AFP son porte-parole Etienne Cendrier, confirmant des informations du site Bakchich.info.

Il regrette notamment le fait que cette charte fixe à 7 volts par mètre le seuil maximal d’exposition pour cette nouvelle technologie, et non 0,6 V/m, seuil qui, selon l’association, constitue le « seuil de précaution sanitaire, parce que, en-deçà duquel on n’a jamais constaté d’effet nocif pour la santé ».

Fin 2011, les toits de Paris comptaient 2.353 antennes-relais.

La nouvelle charte de téléphone mobile diminue d’environ 20% le plafond d’exposition par rapport à la charte de 2003.

© AFP

Media Query: