Survol en parapente de la centrale du Bugey: le procès des 2 militants de Greenpeace renvoyé

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Survol en parapente de la centrale du Bugey: le procès des 2 militants de Greenpeace renvoyé

La centrale nucléaire du Bugey, au bord du Rhône près d’Ambérieu-en-Bugey © AFP/Archives Pascal George

BOURG-EN-BRESSE – (AFP) – Le tribunal correctionnel de Bourg-en-Bresse a renvoyé mercredi au 6 février 2013 le procès de deux militants de Greenpeace poursuivis pour le survol en parapente, en mai, de la centrale nucléaire du Bugey.

Le renvoi a été prononcé à la demande du procureur au début de l’audience, pour avoir le temps d’examiner une requête déposée la veille par l’avocat des deux militants, Me Alexandre Faro.

Celui-ci a déposé une requête en nullité mardi contre un arrêté pris en 2002 par les ministères de la Défense et des Transports qui interdisait le survol des centrales nucléaires, dont celle du Bugey, dans l’Ain. Me Faro a fait savoir à la presse que cet arrêté était temporaire, donc illégal dans le cadre de cette affaire, selon lui.

Les avocats d’EDF, partie civile, Me Jean-Pierre Mignard et Me Emmanuel Tordjman, ont quant à eux regretté l’envoi tardif de cette requête.

Le premier militant, Kai Emmanuel Von Stietencron, de nationalité allemande, âgé de 29 ans et médecin de profession, devait comparaître pour « survol volontaire par le pilote d’un aéronef d’une zone interdite », infraction passible d’un an d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende.

Le second, Jonathan Palais, 33 ans, est poursuivi pour « complicité » du même délit et encourt donc la même peine.

L’action commando de Greenpeace au Bugey s’était déroulée entre les deux tours de la présidentielle. Filmée par un drone télécommandé par des militants, elle avait débuté le 2 mai, lorsque le militant allemand avait survolé, puis atterri sur le site de la centrale à bord d’un parapente à moteur.

Il avait réussi à lancer un fumigène sur le toit d’un réacteur avant d’être arrêté dès son atterrissage par des gendarmes et placé en garde à vue.

Alors que les accès de la centrale étaient bouclés, conformément aux procédures en cas d’intrusion, un autre militant s’était présenté à l’accueil pour « prévenir la sécurité » et « éviter des violences », d’après Greenpeace. Selon les gendarmes, il voulait prendre des nouvelles de son camarade.

Il avait été également arrêté et placé en garde à vue.

Le directeur de la centrale du Bugey, Alain Litaudon, avait estimé ce jour-là que « Greenpeace n’a rien démontré » en termes de failles: « l’interpellation a eu lieu en huit minutes » après la détection, avait-il plaidé, jugeant que l’événement démontrait « très clairement que le dispositif » de sécurité était « efficace » dans la centrale.

© AFP

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