Abeilles: un premier congrès européen de l’apiculture s’ouvre à Agen

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Abeilles: un premier congrès européen de l'apiculture s'ouvre à Agen

Une abeille © AFP/Archives Philippe Huguen

AGEN – (AFP) – Plusieurs milliers d’apiculteurs et les représentants de syndicats européens du secteur se réunissent jusqu’à dimanche à Agen pour un premier congrès européen, espérant peser sur des sujets vitaux pour cette profession menacée par la surmortalité des abeilles.

Ce rendez-vous, organisé par l’Union nationale de l’apiculture française (Unaf) est essentiel, « car jamais depuis son apparition sur terre, il y a plus de 80 millions d’années, l’abeille n’a dû affronter autant de défis qui mettent en péril son existence même », explique l’Unaf.

Le Congrès devrait accueillir quatre à cinq mille personnes, en majorité apiculteurs et chercheurs. Ils échangeront sur les défis, en tête desquels figure la prolifération des produits phytosanitaires, qui, selon les apiculteurs ne respectent pas les normes européennes, les OGM et le frelon asiatique.

Le Congrès permettra notamment à des scientifiques de faire le point sur les recherches dans ces domaines, tandis que des représentants des principaux syndicats apicoles européens, provenant notamment d’Espagne, d’Allemagne ou encore d’Italie, où les pesticides neurotoxiques sont complètement bannis.

En France, l’Unaf est en tête du combat contre les pesticides accusés d’avoir favorisé la surmortalité des abeilles.

En juin, elle a récemment eu gain de cause concernant le Cruiser OSR, utilisé pour le colza en enrobage de la semence, interdit définitivement pour cet usage après plusieurs études ayant confirmé les effets néfastes sur les abeilles.

Elle souhaite aussi obtenir l’interdiction notamment du Cruiser 350, utilisé pour le maïs. Le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll s’est en outre engagé à privilégier une « diminution du recours aux pesticides ».

Des expositions, des films et aussi des tables rondes consacrées aux OGM, aux produits phytosanitaires, aux vertus médicinales de l’apithérapie en matière de cancer ou concernant la sclérose en plaques sont également prévues pendant le congrès, de même que des interventions sur la Politique agricole commune (PAC) et le marché du miel.

La France compte, selon l’Unaf, 22.000 apiculteurs, générant un chiffre d’affaires annuel de 117 millions d’euros. Mais les apiculteurs insistent aussi sur leur poids indirect dans l’agriculture en général, à travers la pollinisation.

Selon l’Unaf, les abeilles, actrices incontournables de la biodiversité dont le taux de mortalité est passé de 5% il y a une quinzaine d’années à 30% à l’heure actuelle, participent à « la production de 35% de nos ressources alimentaires », en permettant, à travers la pollinisation, la production de graines, de fruits ou de légumes notamment.

© AFP

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