Un milliard et demi de poissons d’aquarium importés annuellement dans le monde

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un milliard et demi de poissons d’aquarium importés annuellement dans le monde

Paris, France. Photo prise le 23 février 2011 à Paris d’un poisson combattant dans un aquarium. Sélectionner méticuleusement la faune et la flore aquatique pour récréer le monde marin dans un nano-aquarium : l’aquascaping, un loisir japonais qui a déjà conquis les aquariophiles allemands et polonais, attire aujourd’hui les Français en quête d’un petit bout d’océan à la maison. AFP PHOTO / FRANCOIS GUILLOT

L’enthousiasme en vers les animaux de compagnie exotiques: tortues, mygales ou petites singes est mauvais pour eux, mauvais pour l’environnement et même mauvais pour la santé conclut un rapport publié par la coalition internationale ENDCAP spécialisée dans la protection des animaux sauvages en captivité.

Selon Le Monde, le marché international des animaux domestiques exotiques représente plusieurs milliards d’euro par an. Annuellement, plus de 40 millions de poissons sont ainsi importés en Grande-Bretagne, ils font partis des 1,5 milliard de poissons d’ornement ainsi exportés chaque année de plus 100 pays dans le monde. Si les poissons ne posent que guère de problème à leurs propriétaires, il en est autrement pour d’autres espèces exotiques tels que les tortues ou les serpents. Selon le rapport de ENDCAP, près de 90% des reptiles capturés destinés à l’exportation ne survivent pas au-delà d’une année de captivité. Pour le Monde, ces animaux sont souvent imprévisibles et inadaptés à la captivité. Ils nécessitent des soins spécifiques et sont généralement difficile à gérer pour des amateurs. Pour ENDCAP, 25% des animaux commercialisés dans le monde proviendraient d’un trafic illégal.

Outre les conséquences néfastes de ces commerces d’animaux sur la survie de certaines espèces, le rapport soulève l’impact sur notre santé que ce commerce peut présenter. Pour Daniel Turner, co-auteur du rapport et porte-parole de ENDCAP, « le commerce de ces espèces ne menace pas seulement la biodiversité et l’écologie locale. De nombreux experts en conviennent, il représente aussi un risque croissant pour la santé. » Ainsi les animaux capturés dans la nature peuvent véhiculer des maladies infectieuses et les transmettre à l’homme, ce qui a été le cas pour la grippe aviaire avec les oiseaux et l’hépatite A avec les primates, note Daniel Turner.

ENDCAP invite la Communauté européenne à « revoir d’urgence les impacts causés par le commerce des animaux de compagnie sauvages en ce qui concerne la biodiversité, les espèces exotiques, la sécurité publique et le bien-être animal », elle demande également à « ce que des mesures soient prises pour harmoniser la réglementation de protection des animaux dans l’Union européenne ».

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