Les ONG réclament des assurances sur le débat sur la transition énergétique

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Les ONG réclament des assurances sur le débat sur la transition énergétique

La ministre de l’Ecologie Delphine Batho, le 25 septembre 2012 à l’Assemblée nationale © AFP/Archives Kenzo Tribouillard

PARIS – (AFP) – Douze ONG environnementales ont demandé lundi à la ministre de l’Ecologie, Delphine Batho, de clarifier les modalités du débat sur la transition énergétique qui doit s’ouvrir en novembre, menaçant de « se désolidariser » du processus si elles n’étaient pas suffisamment associées.

Ce débat, qui doit se dérouler de novembre à mai 2013, doit définir comment la France mettra en oeuvre l’engagement de François Hollande de ramener la part du nucléaire dans la production d’électricité de 75 à 50% à l’horizon 2025.

A l’issue de la conférence environnementale, organisée à la mi-septembre, le gouvernement a précisé les contours de ce débat.

Dans un courrier commun adressé à Delphine Batho, les 12 associations, dont Greenpeace, France Nature Environnement, le WWF, la Fondation Nicolas Hulot ou les Amis de la Terre, estiment toutefois que ce « cadre général » présenté par le gouvernement « nécessite d’être complété, voire modifié ».

Des « précisions doivent être apportées », déclarent-elles dans ce courrier dont l’AFP a obtenue copie, notamment sur les missions du comité d’experts scientifiques sur lequel doit s’appuyer ce débat.

« Les missions du comité ne doivent pas se limiter à un simple rôle d’avis sur les documents servant de base au débat, mais bien comprendre la production d’expertises au cours du débat, avec les moyens financiers correspondants », demandent-elles à la ministre de l’Ecologie et de l’Energie.

Les associations veulent par ailleurs pouvoir « proposer des membres et être associées au choix des personnes » qui composeront le comité de pilotage du débat, rappelant le « rôle crucial » de cette instance.

Elles souhaitent aussi avoir « l’assurance » que la phase de participation du grand public, prévue de janvier à avril 2013, « sera au coeur du processus et non à la périphérie comme lors du Grenelle de l’environnement ».

Les ONG soulignent que la « démarche de concertation » initiée lors de la conférence environnementale « doit se poursuivre et s’amplifier, faute de quoi elles pourraient être amenées à se désolidariser d’un processus dont les modalités de mise en place (…) contrediraient les objectifs initiaux ».

© AFP

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