Bilan positif pour la loi américaine de protection des espèces

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L’efficacité de l’Endanged Specie Act  mise en question

Un militant de Greenpeace rappelle que l’ours polaire, espèce protegée au terme de l’Endangered Species Act est en danger en raison du réchauffement climatique. USA 2008 © AFP PHOTO/Nicholas KAMM

Le Centre pour la Biodiversité Biologique (CBD) estime dans son dernier rapport que l’Endangered Species Act (loi américaine sur les espèces menacées) remplit sa mission dans plus de 90% des cas. En effet, cette loi fédérale américaine pour la protection des espèces en danger, votée en 1973 a permis à 93% des espèces ainsi classées de voir leur population se stabiliser voire d’augmenter. Or, cette loi se trouve souvent critiquée en raison de son coût pour le contribuable, rapporte le site Forbes le 30 mai.

Dans son rapport, On Time, On Target: How the Endangered Species Act Is Saving America’s Wildlife, le CBD a étudié 110 espèces protégées dans 50 états différents et a trouvé que plus de 90% d’entre elles avaient vu leur population revenir à un état stable. La loi de protection des espèces menacées concerne 1391 espèces aux Etats-Unis. Cependant, la plupart des projets de conservation conduits dans le cadre de l’Endangered Species Act n’ont pas encore officiellement aboutis car la plupart des plans de protection courent sur des décennies avant de porter leurs résultats. Il faut donc attendre des années avant de retirer une espèce de la liste.

Cette difficulté a permis au parlementaire Doc Hastings, porte-parole de la commission sur les ressources naturelles à la Chambre des Représentants de déclarer : « l’objectif de la loi de protection sur les espèces menacées est de permettre la restauration des population d’espèces en danger, et en ce sens, cette loi est un échec. Un vrai échec, car sur les espèces listées par la loi ces 38 dernières années, seule une vingtaine ont été déclarées restaurées. Ce qui fait moins d’un pour cent de taux de restauration. » Le rapport du CBD a été critiqué en raison du fait qu’il sélectionne un faible nombre d’espèces, mais ses rédacteurs affirment avoir pris les cas les mieux documentés pour fonder leur étude.

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