La pollution chimique a sa part dans l’épidémie d’obésité

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La pollution chimique a sa part dans l’épidémie d’obésité

Une personne obèse aux Etas-Unis, pays comportant l’un des taux d’obésité les plus élevés au monde, UNITED STATES, Bethesda, juillet 2009 © AFP PHOTO/Karen BLEIER

Un lien entre des polluants chimiques, les perturbateurs endocriniens, et l’épidémie d’obésité a été établi par deux récents rapports publiés par des associations scientifiques européennes. Le Réseau environnement santé (RES) et l’association britannique CHEM Trust espèrent ainsi pouvoir alerter l’opinion et les pouvoirs publics sur cette question.

« La contamination de la population humaine par ces substances est quasi-totale quels que soient les pays », informe le RES. Les deux associations scientifiques demandent une prise en compte des perturbateurs endocriniens dans la réglementation européenne sur les produits chimiques Reach. Brigitte Le Magueresse, directrice de recherches à l’Inserm, explique que l’on « en est qu’au début de la connaissance des mécanismes d’action des perturbateurs endocriniens sur le métabolisme. »

Pour l’heure, la sédentarité et l’alimentation constituent les seuls pivots de la lutte contre l’obésité. Les perturbateurs endocriniens présents notamment dans les plastiques, les emballages, et les pesticides, pourraient en devenir un troisième. Selon l’OMS, 7 % de la population mondiale est obèse, et ce chiffre devrait atteindre 12 % en 2020.

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