Les éoliennes en mer bénéfiques pour les poissons

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Les éoliennes en mer bénéfiques pour les poissons

Parc éolien offshore de Middelgrunden, au large de Copenhague, Danemark (55°41’ N – 12°40’ E). © Yann Arthus-Bertrand C’est dans le détroit de l’Øresund, qui sépare le Danemark de la Suède, à 2 km à l’est du port de Copenhague, par 3 à 5 m de fond, que s’élève depuis fin 2000 ce parc éolien, l’un des plus grands parcs offshore danois construits jusqu’ici. Ses vingt aérogénérateurs, munis d’un rotor de 76 m de diamètre juché à 64 m au-dessus de l’eau, dessinent un arc de 3,4 km. Avec 40 MW de puissance, ce parc produit 89 millions de kWh par an (environ 3 % de la consommation d’électricité de la ville). En 2025, le Danemark entend satisfaire 50 % de ses besoins en électricité au moyen de l’énergie du vent, contre 21 % actuellement. Si les énergies renouvelables ne constituaient que 13,3 % de l’énergie primaire utilisée et 19,5 % de l’électricité produite dans le monde en 2009, leurs avantages écologiques suscitent un intérêt considérable. Grâce aux progrès techniques, qui ont considérablement réduit les nuisances sonores des éoliennes, les réticences s’estompent. Et avec 200 000 MW de capacité installée, et près de 29 % de croissance annuelle en moyenne sur les dix dernières années, la filière éolienne a pris son essor. DatsoGallery Multilingual By Andrey Datso

La première étude sur l’impact des parcs éoliens en mer a été conduite au Danemark et elle montre que les poissons ne souffrent pas de l’implantation des turbines en mer. Certaines espèces de poissons ont même vu leur population augmenter. C’est ce qui ressort d’une étude conduite avant et après l’implantation d’un champ de 80 éoliennes marines au large du Danemark. Les scientifiques ont conduit une étude sur les populations de poissons avant l’implantation, il y a 10 ans, de la ferme éolienne de Horns Rev. Suite à l’établissement des turbines, la zone a été fermée à la pêche. Les structures en pierre agissent comme des récifs artificiels ont offert de bonnes conditions pour les poissons qui y trouvent un abri et de la nourriture. Les turbines ont créé un habitat pour de nouvelles espèces dans la région, rapporte le site Science Daily le 10 avril. « Nos études suggèrent qu’Horns Rev 1 se révèle trop petit pour former une vraie aire marine protégée parce que, durant leur vie, les poissons se déplacent dans une région à la superficie plus importante que celle de la ferme éolienne. Il est cependant possible de supposer que plusieurs parcs éoliens situés à proximité les un des autres pourraient avoir un effet positif sur les stocks de poissons », affirme le biologiste Claus Stenberg qui a participé à ces recherches.

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