Le venin de cobra utilisé pour lutter contre le trafic

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Un charmeur de serpent boit le venin d’un cobra ©AFP

L’ADN du venin de serpent est utilisé pour lutter contre le trafic de venin des espèces protégées. La signature génétique du venin permet de déterminer si l’espèce d’origine est une espèce concernée par des mesures de protection. Selon les autorités indiennes, le trafic de venin est de plus en plus répandu. Cette substance, prélevée sur le cobra Indien, est revendue sur le marché noir comme drogue. Selon The New York Times, la police indienne a récemment saisi 600 grammes de venin pour une valeur estimée de 400000 dollars. Le venin de naja (une espèce de cobra) est particulièrement difficile à extraire ce qui explique son prix. Selon Bill Haast, ancien directeur du Serpentarium de Miami, il faut 69000 prélèvements de venin pour remplir une pinte. « Le braconnage et le commerce illégal de serpents et autres reptiles est un énorme problème dans l’Asie du sud. Ce sont des animaux convoités pour leur viande et leur peau, et qui sont utilisées dans la médecine traditionnelle », ajoute Richard Thomas de l’organisation Traffic. Le venin d’espèces non protégées est lui couramment utilisé dans l’industrie pharmaceutique notamment dans la fabrication de sérum anti-venin.

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