Vivre ensemble : Religion et environnement

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L’homme doit-il dominer la nature ou préserver une planète qui lui aurait été confiée ?

« Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre et soumettez-la, et dominez les poissons de la mer, les oiseaux du ciel et tout animal qui se meut sur la terre. », peut-on lire dans la Genèse, livre sacré du judaïsme, du christianisme et de l’islam, qui regroupent plus de 3,5 milliards de croyants. Cette phrase célèbre reflète l’anthropocentrisme des religions monothéistes : elles placent l’Homme au cœur de la création – et le supposent à l’image de Dieu.

Mais avec la prise de conscience écologique plusieurs courants au sein de ces religions proposent de passer d’une humanité dominatrice de la nature à une humanité gardienne de la planète qui lui aurait été confiée par la divinité. L’évolution est moins forte pour les différentes formes du bouddhisme ou d’animisme, car ils encouragent intrinsèquement un rapport plus respectueux de l’environnement et de la nature. L’être humain n’est qu’une créature parmi d’autres, et son âme peut se réincarner en végétal ou animal.

Sur le terrain de la natalité, la plupart des religions incitent les couples (s’ils sont mariés et hétérosexuels) à faire des enfants et s’opposent à la contraception sauf si la santé de la mère est en danger. Certains, en général des intégristes, encouragent une très forte natalité. Mais il ne faut pas imaginer que les religions animistes, plus proches de la nature, encourageraient une natalité débridée. Un certain nombre estiment que limiter le nombre de naissances constitue un moyen de vive en harmonie avec la nature.

Sur le terrain de la consommation, la plupart des religions, parce qu’elles incitent à développer une vie spirituelle, mettent en garde contre le matérialisme et le consumérisme. Elles ne prônent pour autant pas forcément l’ascétisme : le sociologue Max Weber a ainsi mis en lumière la relation entre le protestantisme et le développement du capitalisme.

Quoi qu’il en soit, ces trop grandes généralités ne doivent pas faire oublier la dimension éthique de toutes les religions, une dimension qui peut fonder un rapport à l’autre et au monde, généreux et ouvert.

Extrait du livre « Vivre ensemble 7 milliards d’humains » rédigé par la rédaction de GoodPlanet et disponible aux éditions de la Martinière. Soutenez-nous en achetant cet ouvrage.

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