SeaWorld accusé d’esclavage sur des orques par la PETA

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orque killer whale antarctique

Une orque dans l’Antarctique © MARCEL MOCHET / AFP

Le groupe de défense des animaux PETA a introduit une action en justice sur le fondement du 13e amendement à la Constitution américaine contre le parc animalier marin SeaWorld qu’il accuse de réduire les orques à l’esclavage. D’après les juristes de la PETA, rien dans le 13e amendement, adopté en 1865 pour abolir et interdire l’esclavage, n’indique que ses dispositions sont limitées aux humains et rien n’empêche donc qu’elles soient étendues aux animaux, rapporte CNN. « Arrachés à leur famille et à leur habitat naturel, les orques sont maintenues en captivité et soumises à des pratiques en rien naturelles pour elles », indique la plainte de la PETA.

La PETA demande donc à ce que cinq orques détenues par SeaWorld en Californie soient relâchées dans leur milieu naturel. D’un point de vue strictement juridique, c’est la première fois qu’un juge aura à se prononcer sur l’application du 13e amendement à des animaux et d’après David Favre, professeur de droit à l’université de l’Etat du Michigan, il y a peu de chance que la plainte de la PETA aboutisse.

Mais surtout, la question de la réintroduction des orques dans la nature est sujette à discussion. L’exemple de Keiko, cette orque rendue célèbre par le film Sauvez Willy et pour qui le public avait pris fait et cause en demandant à ce qu’elle soit relâchée dans son milieu naturel, a montré qu’une orque qui avait vécu en captivité avait par la suite du mal à intégrer des troupes d’orques sauvages et à se nourrir de façon autonome. Une problématique par ailleurs transposable à tous les carnivores pour qui la réintroduction après une période de captivité soulève de nombreuses difficultés.

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