Les traînées d’avion plus polluantes que prévu

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Une trainé d’avion © AFP

Les traînées de vapeur d’eau laissées dans leur sillon par les aéronefs contribueraient davantage au réchauffement climatique que les émissions de gaz à effet de serre de ces derniers. C’est ce qui ressort d’une nouvelle évaluation de leur impact par l’Institut de Physique Atmosphérique de l’Université d’Oberpfaffenhofen en Allemagne d’après le New Scientist du 29 mars. Le fait que la vapeur d’eau présente dans l’atmosphère capture la chaleur est un phénomène connu. Jusqu’à présent, le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) estimait leur impact à 10 milliwatts par mètre carré (mW/m2) alors que le CO2 générée par les avions est estimée à 28 mW/m2. Or, l’étude de l’Institut de Physique Atmosphérique estime que les traces des avions derniers capturent 31 mW/m2. Réalisée à partir d’un modèle informatique et d’images satellites pour évaluer la dispersion des traînées, les chercheurs ont « trouvé qu’elles finissent par couvrir jusqu’à 0,6% de la surface de la Terre. » La vapeur d’eau reste présente moins longtemps que le CO2 dans l’atmosphère, donc réduire les traînées aériennes aurait un effet immédiat sur le climat. « Les avions peuvent éviter de laisser une trace en volant à une altitude plus basse, explique David Lee de l’université de Manchester, bien que de telles mesures puissent se révéler contreproductives si les plans vols sont moins efficaces et aboutissent à une augmentation des rejets de CO2 », conclut l’article du New Scientist.

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