2011, année des forets : Acheter et protéger

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Arbres au milieu des eaux près de Taponas, Rhône, France. Yann Arthus-Bertrand

La meilleure manière de protéger les forêts tropicales, c’est de privilégier des essences locales.

Un salon de jardin en teck, un parquet en merbau, un buffet en acajou… Dans les pays développés, les bois tropicaux sont de plus en plus recherchés et de plus en plus accessibles. Mais, bien qu’il progresse régulièrement, le commerce mondial des essences tropicales reste l’un des moins réglementés. Près de 20 % du bois importé dans l’Union européenne est d’origine illégale et il est très difficile de savoir si les articles disponibles dans nos magasins ne proviennent pas de filières clandestines.

Pour lutter contre ces trafics, plusieurs solutions existent. L’une d’entre elles est le recours aux bois certifiés, une autre est de privilégier les essences locales plutôt que celles venues de l’autre bout du monde.

En Europe, on peut ainsi facilement trouver du mobilier de jardin en pin ou en hêtre, des parquets en mélèze ou en merisier, ou encore des meubles en noyer ou en chêne.

La plupart des forêts européennes sont en effet en croissance, et donc non menacées. De plus, leurs bois présentent l’avantage d’être économes en transport. Malgré cela, ils sont encore trop souvent négligés.

De l’avis de certains, les bois locaux sont moins esthétiques que ceux d’origine tropicale. Pourtant, avec des lasures ou des vernis biodégradables, il est possible d’obtenir toutes les teintes et tous les effets désirés sur n’importe quel bois. Pour d’autres, les bois tropicaux sont plus résistants. Mais, s’ils ne sont pas traités, tous les bois utilisés en extérieur, y compris le teck, deviennent rapidement grisâtres. Par ailleurs, il existe aujourd’hui une technique qui rend les bois de feuillus ou de résineux occidentaux plus solides et résistants aux intempéries, aux insectes et aux champignons sans utiliser de produits chimiques polluants : la rétification.

Ce procédé, breveté en France, est un traitement thermique au cours duquel le bois subit d’abord un séchage intense avant d’être chauffé à haute température pendant plusieurs heures. Le bois rétifié, souvent moins cher, offre donc une alternative écologique et compétitive à de nombreuses essences tropicales.

Extrait du livre « Des forêts et des hommes » rédigé par la rédaction de GoodPlanet à l’occasion de l’année internationale des forêts et disponible aux éditions de la Martinière.

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