Comprendre la biodiversité ; Trafic et contrebande des espèces

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Statuettes en ivoire ou bois précieux, poudre de corne de rhinocéros aphrodisiaque, peaux de tigres ou poissons tropicaux, la liste des espèces sauvages vendues pour assouvir les superstitions les plus vieillissantes ou les caprices les plus consuméristes est longue. Selon le Fonds mondial pour la nature (WWF), le commerce d’espèces sauvages représenterait la troisième source mondiale de profit, juste derrière le trafic d’armes et le trafic de drogues. Ce commerce illégal représente des milliards d’euros et concerne des centaines de millions de spécimens de plantes et d’animaux.

La surexploitation des espèces et leur trafic, entretenus par l’implication du crime organisé, semblent impossibles à endiguer. Dans les pays en développement, les habitudes alimentaires et les propriétés fortifiantes prêtées à la viande de brousse expliquent une part des prises. Mais la chasse reste aussi pour de nombreux habitants la seule façon de subsister. Parfois, ce gibier est vendu sur les marchés urbains ou aux restaurateurs, en échange d’un maigre revenu pour accéder aux produits de première nécessité.

A l’inverse en Chine, la demande en corne de rhinocéros prétendument aphrodisiaque a explosé avec la croissance économique. Des dizaines de rhinocéros sont tués ou errent mutilés et condamnés dans les plaines africaines, victimes de l’engouement du marché chinois. Tandis que, dans les pays développés, les colis illégaux de reptiles vivants colorés qui parviennent à franchir la douane s’arrachent à prix d’or entre les collectionneurs.

Ce trafic vient s’ajouter à d’autres périls comme la déforestation et fait peser une forte pression sur les espèces concernées. Une pression qui pourrait un jour mener certaines au bord de l’extinction et condamner celles qui le sont déjà. Pour préserver ces espèces de façon durable, le démantèlement des filières illégales et une politique de bonne gestion sont indissociables de la lutte contre la pauvreté.

Martinière.

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