Le tourisme spatial représente une menace potentielle pour le climat

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Premier atterrisage public du vaisseau spatial de Virgin Glactic destiné à acceuillir des touristes spatiaux lors d’un vol pr!s de Las Cruces au Nouveau Mexique USa où un spatioport est en construction – 22 octobre 2010 © AFP PHOTO/Mark RALSTON

Le développement des vols suborbitaux pour le tourisme pourrait entraîner un accroissement des émissions de suie en altitude, d’après une étude de la NASA. En se fondant sur une hypothèse de 1000 vols spatiaux touristiques par an, ce qui correspond aux prévisions du secteur pour 2020, l’étude estime que ces ballades stratosphériques pourraient avoir un impact sur le climat, rapporte le New Scientist du 26 octobre. En effet, le carbone noir, l’autre nom de la suite, issu de la combustion des carburants à base de caoutchouc employés pour les vols spatiaux touristiques, entraînerait un réchauffement de la température aux pôles compris entre 0,2°C et 1°C. « La suie devrait réchauffer l’air dans la stratosphère, et ça devrait renforcer les courants qui transportent l’air de l’équateur aux pôles. Ceci devrait réduire l’ozone au-dessus des tropiques pour l’accroître aux pôles, d’après ce que montrent les modèles. Cette augmentation de l’ozone polaire pourrait être responsable du réchauffement polaire », lit-on dans le New Scientist. Les promoteurs du tourisme spatial contestent les données qui ont servi à réaliser cette étude, basée sur des extrapolations, et arguent qu’ils vont utiliser d’autres technologies et carburants moins polluants.

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