La capture de chevaux sauvages remise en cause aux Etats-Unis

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Des mustangs sauvages à Eureka, Nevada USA Copyright Photo by Justin Sullivan/Getty Images/AFP

La capture des chevaux sauvages qui vivent en liberté dans les prairies des Etats-Unis suscite l’opposition de militants écologistes. En effet, plus de 40 000 chevaux sauvages continuent de galoper dans les prairies de l’ouest américain, rapporte le New York Times du 5 septembre. Les défenseurs de ces chevaux protestent contre les prélèvements. Ils estiment que cette tradition héritée du far west n’a plus de raison d’être et que les méthodes modernes employées sont cruelles. Des hélicoptères rabattent les chevaux jusqu’à un point de capture où ils arrivent épuisés. La loi interdit depuis 1971 de capturer les chevaux sauvages pour en tirer un profit ou pour le sport, ils sont donc offerts à l’adoption. Mais, très peu d’entre eux sont finalement adoptés, et 35 000 sont actuellement gardés dans des ranchs au frais de l’Etat. De plus, ajoutent les opposants à ces prélèvements, les cowboys qui attrapent ces chevaux tirent un profit privé d’un bien public. « On retire ces chevaux sauvages de terres publiques, les laissant libre à la pâture pour des élevages privés. Ensuite, on expédie les chevaux dans des ranchs privés du Midwest où ils s’entassent tandis qu’on paye avec nos impôts les frais de nourriture aux ranchers. On appelle ça du racket », explique Deniz Bolbol de l’association Defense of Animals, qui met en avant le coût de cette pratique pour le contribuable comme argument. Les cow-boys estiment pour leur part participer au maintien d’une tradition et à la régulation de la population de chevaux.

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