7000 hectares de zones naturelles protégées menacées par un projet d’exploitation minière en Nouvelle-Zélande.

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Le gouvernement néo-zélandais souhaite déclasser 7000 hectares de zones protégées pour exploiter les richesses minières du pays. Mars 2006. NOUVELLE-ZELANDE © AFP PHOTO/David BROOKS

En Nouvelle-Zélande, le gouvernement souhaite autoriser l’exploitation minière de près de 7000 hectares de zones protégées, parmi lesquelles figurent le parc national de Paparoa, l’île de Great Barrier et la péninsule de Coromandel. Une loi interdit pour l’instant toute activité de ce type dans ces zones mais les ressources minières du pays ont été estimées à 194 milliards de dollars par le ministre de l’énergie et des ressources Gerry Brownlee, qui y voit là une opportunité pour l’économie nationale. Cette annonce est cependant très mal accueillie et commence à faire grand bruit, y compris à l’étranger. Forest & Bird, la principale association environnementale du pays, déplore ainsi les risques que ce projet ferait peser sur l’environnement et pour l’image de la Nouvelle-Zélande et souligne que les 12 000 hectares que le gouvernement envisage de classer en zones protégées en guise de compensation seraient en réalité des zones « déjà en attente de protection depuis 2008 » rapporte le New-Zealand Herald. Autres voies à s’être élevées, celles de Nikki Kaye, membre du Parlement, et de John Banks, le maire d’Auckland, qui dénonce l’incohérence du gouvernement et de sa campagne « 100 % pure New-Zealand » avant d’ajouter : « Est-ce que vous vous imaginez en train de survoler la plus belle île du monde alors que des compagnies étrangères sont en train de la détruire sous vos yeux ? ».

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