Un projet de géo-ingéniérie océanique menacerait la vie aquatique

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géo-ingéniérie ; changement climatique ; océans ; acide domoïque

Bébés phoques en Mer du Nord. Août 2009. ALLEMAGNE © AFP PHOTO DDP/ NIGEL TREBLIN GERMANY OUT

Le procédé de géo-ingéniérie qui consiste à fertiliser les océans afin d’augmenter leur capacité d’absorption du CO2 pourrait entraîner une augmentation de la concentration en acide domoïque, une toxine susceptible de causer à terme la mort de nombreux mammifères marins, selon une étude de l’université de San Fransisco. C’est une algue appelée Pseudonitzschia qui, en absorbant davantage de CO2 grâce aux sulfates de fer déversés dans les océans, produit d’importantes quantités de cette toxine. Celle-ci s’accumule alors dans les organismes marins (fruits de mer, poissons) pour ensuite contaminer les mammifères qui s’en nourrissent. Interrogée par la BBC, Alisa Hall, Directrice de l’Institut de recherche sur les mammifères marins à l’Université de St Andrews en Ecosse, explique que la présence d’acide domoïque « a déjà été relevée sur des phoques et des marsouins » et s’interroge sur les effets qu’elle pourrait avoir sur d’autres espèces, notamment sur les baleines. Pour William Cochlan, chercheur en charge de cette étude à la San Francisco State University, « si le but ultime de ce procédé est de lutter contre le réchauffement climatique, il est nécessaire que nous puissions comprendre auparavant ses effets sur la vie aquatique ».

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