Les barrages chinois pointés du doigt dans l’assèchement du Mékong

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Les barrages chinois pointés du doigt dans l’assèchement du Mékong

Le Mékong à la frontière entre la Chine et la Birmanie © AFP PHOTO/Frederic J. BROWN

Les 4 barrages chinois situés en amont du Mékong sont accusés d’aggraver l’assèchement actuel du fleuve. En effet, le barrage de Xiaowan a été mis en service sur le Mékong en octobre dernier, il s’agit du second plus grand barrage de Chine. De plus, 4 barrages supplémentaires sont en cours de construction sur la partie chinoise du fleuve. Or, son débit et son lit sont à leur plus bas niveau depuis des décennies. Les pays en aval (Cambodge, Laos, Thaïlande et Vietnam) regroupés dans la Commission du Mékong (The Mekong River Commission) estiment que les barrages chinois sont en partie responsable du manque d’eau et ont décidé d’envoyer une lettre au représentant de la Chine à l’ONU. Des portions du fleuve ne sont plus navigables et l’eau destinée à l’irrigation et à la consommation humaine vient à manquer. « Pour Pékin, la situation est la conséquence d’une grave sécheresse et non pas de ses barrages. La sécheresse provient d’un manque de pluie et des températures élevées, la situation devait s’améliorer dès que la saison des pluies débutera en mai », rapporte l’Asia Times du 13 mars.

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