Le festin des ravageurs au Liberia

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Le festin des ravageurs au Liberia

COTE D’IVOIRE, Bouaké : le professeur sierra-léonais Monty Patrick Jones montre, le 04 septembre 2002, une tige de riz Nerica dans un champ de la ferme laboratoire de de l’Association pour le développement de la riziculture en Afrique de l’Ouest à Bouaké. La culture de ce riz, qui est lancée depuis cette année sur une grande échelle dans plusieurs pays africains, devrait garantir pour l’avenir une sécurité alimentaire sur le continent. Ce riz résiste aux maladies et aux insectes, s’acclimate aux sols pauvres et s’accomode de la sécheresse, tout en étant plus riche en protéines. AFP PHOTO GEORGES GOBET

Les fermiers libériens perdent plus d’un tiers de leurs récoltes à cause des ravageurs tels que les rats et les oiseaux. L’IRIN du 15 janvier cite les estimations du ministre de l’Agriculture du Liberia qui « estime ces pertes à 52 000 tonnes de riz perdus en 2007 pour une production de 144 000 tonnes, tandis qu’en 2008 les pertes se sont élevées à 44 027 tonnes pour une récolte totale de 155 393 tonnes. » Ces pertes s’expliquent par le manque de lieux de stockage des récoltes. La FAO apprend aux fermiers à se débarrasser des ravageurs. Lorbah, un paysan qui a repris une exploitation en 2005 à la fin de la guerre qui a ravagé le pays durant 17 années, explique « J’ai ainsi appris à m’occuper des rats et des oiseaux, et désormais mes récoltes ne nourrissent plus les ravageurs ».

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