Comprendre Copenhague : greenbusiness et greenwashing

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Ecologie et économie ne s’opposent pas forcément. Le marché mondial des produits et services liés à l’environnement, atteint ainsi déjà 1370 milliards de dollars par an ; il pourrait atteindre 2740 milliards de dollars vers 2020. Au sein de l’Union Européenne, 21 millions d’emplois sont déjà liés à l’environnement d’une manière ou d’une autre.

On peut donc faire de l’argent en étant écolo. C’est tout l’enjeu de ce qu’on appelle le « green business » ou économie verte. Il s’agit de produire et installer des éoliennes, des équipements économiseurs d’énergie, etc. Mais aussi de faire ce qu’on faisait avant, autrement : au sein de chaque entreprise, une démarche soucieuse de l’environnement permet une réduction des coûts par l’éco-conception, en diminuant les transports, les besoins en énergie et en matières premières, etc.

Mais attention aux dérives du greenwashing, qui consiste à embellir une marque, une entreprise ou un produit par l’utilisation de la cause écologique sans adopter réellement une démarché respectueuse de l’environnement. Par exemple, entre 2006 et 2007, le nombre de publicités vertes a quasiment triplé en France. Certaines présentaient comme « écolo » des 4X4 tout juste un peu moins polluant. Et puis, il ne faut pas oublier que l’objectif premier des entreprises reste de faire des bénéfices. Certaines d’entre elles n’ont aucun intérêt à changer leurs pratiques et continueront à polluer si elles ne sont pas contraintes à faire autrement, par la loi, par exemple.

Comme il y a eu une révolution industrielle et une révolution informatique, il pourrait y avoir une révolution écologique dans l’industrie. Les métiers à tisser ont été mécanisés, les machines à écrire ont fait place aux ordinateurs. Les 4×4 urbains pourraient être remplacés par des véhicules légers et électriques. Certains secteurs de l’économie pourraient en être sinistrés, mais d’autres en profiteront. Si tel est le cas, le passage à une économie plus verte entraînera plus de créations d’emplois qu’elle n’en détruira.

Martinière.

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