Comprendre Copenhague : les Etats-Unis contre le reste du monde

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Le premier pollueur du monde, les USA, n’a jamais ratifié le protocole de Kyoto. Même si Al Gore a signé le texte en tant que vice-président en 1998, le protocole n’a même pas été présenté au sénat américain. En effet, dès juillet 1997, celui-ci avait fait savoir par un vote à l’unanimité qu’il refuserait de signer.

Pendant la décennie qui a suivi, et en particulier sous la présidence de George W. Bush, le gouvernement américain est devenu l’un des principaux obstacles aux négociations internationales sur le climat. L’administration républicaine, très sensibles aux lobbies « sceptiques », niait la réalité du changement climatique et faisait pression sur les scientifiques qui ne partageaient pas son opinion.

Les représentants des deux grands partis partageaient la crainte que les mesures contre le réchauffement nuisent à la prospérité du pays. « Le mode de vie des Américains n’est pas négociable », aurait ainsi déclaré le président George Bush père. Le point est déjà évoqué dans la résolution du sénat de 1997. Le texte en mentionne un second qui restera au cœur de l’argumentation étasunienne : les USA refuseront de prendre des mesures si les autres pays n’y sont pas contraints également – en particulier les grands pays émergents qui commencent à leur faire concurrence (Chine, Inde, Brésil, etc).

Malgré le retard pris au niveau fédéral durant les années Bush, de nombreuses initiatives ont émergé dans le pays qui est très décentralisé. Certains états, comme la Californie, ont décidé d’adhérer aux objectifs de Kyoto. Plus de 900 villes américaines, dont New-York, Los Angeles et Chicago et de très nombreuses collectivités et institutions ont fait de même.

L’élection de Barack Obama en 2008 marque un tournant dans la politique fédérale américaine sur le climat. Le nouveau président a annoncé faire de la lutte contre le changement climatique une de ses priorités. Toutefois, il est difficile d’anticiper jusqu’où il ira, et jusqu’où les députés et sénateurs américains le laisseront aller.

Martinière.

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