Comprendre Copenhague : les énergies fossiles

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Concentré d’énergie potentielle, un simple litre de pétrole équivaut à plusieurs semaines de travail physique humain. Il permet de propulser une tonne de métal (une voiture) sur plusieurs dizaines de kilomètres. La contrepartie de cette grande concentration d’énergie est la libération de gaz à effet de serre. Ce litre de pétrole brûlé émet 2,7 kilogrammes de CO2, sans compter les autres polluants qui peuvent être rejetés comme le monoxyde de carbone, les oxydes d’azote, les sulfates et les particules.

Notre société énergivore est devenue dépendante aux énergies fossiles : pétrole, gaz et charbon représentent 81 % de notre consommation d’énergies primaires. Elles sont à la base de la quasi-totalité de l’activité économique et de la quasi-totalité des produits qui sont fabriqués, échangés et consommés dans le monde. Ainsi, le produit intérieur brut (PIB) et les émissions de GES suivent aujourd’hui des courbes ascendantes parallèles. Cette relation s’est légèrement infléchie dernièrement, avec une amélioration de l’efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables.

La fin du pétrole, souvent annoncée, ne résoudra pas le problème. Elle pourrait même l’aggraver. En effet, même le peu qui reste de pétrole est suffisant pour réchauffer dangereusement notre atmosphère. Mais surtout, après le pétrole, le charbon pourrait prendre le relais et ses réserves sont évaluées à 150 ans de la consommation actuelle. En dépit de son image désuète, il est déjà très largement utilisé dans les centrales électriques du monde entier. La Chine, pour ne citer qu’elle, ouvre une nouvelle centrale à charbon chaque semaine ! Il est même possible de le transformer en essence, un procédé très polluant utilisé notamment en Afrique du Sud ou en Allemagne sous le nazisme.

Le charbon émet davantage de CO2 que le gaz ou le pétrole pour chaque unité d’énergie produite. Il fournit un quart de la consommation mondiale d’énergie mais il est déjà responsable de 42 % des émissions de CO2 associées. Et la demande risque, si la tendance actuelle se poursuit, de doubler avant 2030…

Martinière.

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