Un système d’assurance pour mieux faire face aux risques naturels

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Les débris laissé par le passage de l’ouragan Dean à Kingston, Jamaique © Anthony A FOSTER/AFP

Les états des Caraïbes ont créé, avec l’aide de la Banque mondiale, en 2007, le Caribbean Catastrophe Risk Insurance Facility (agence caribéenne d’assurance des risques), un organisme qui a déjà reversé 7,3 milliards de dollars à ses membres (îles Turks & Caico, la Dominique, Sainte-Lucie) à l’occasion de catastrophes. Cette agence fonctionne comme une assurance qui « injecte de l’argent dans les coffres des états touchés pour qu’ils puissent gérer rapidement les conséquences d’une catastrophes naturelles », d’après Matthew Pragnell directeur d’une assurance privée en Jamaïque. Mais sa spécificité est de répondre vite, en moins de deux semaines, aux besoins d’argent des pays touchés par une catastrophe, alors qu’auparavant l’évaluation et l’indemnisation des dommages pouvaient prendre des mois. Pour cela, elle n’indemnise pas le préjudice subi, mais reverse de l’argent en fonction de l’événement survenu. Ce système d’assurance est dit paramétrique. Ce système offre l’avantage de permettre aux états de disposer immédiatement d’argent pour répondre aux besoins urgents de reconstruction. Ainsi, lit-on dans le Jamaica Observer du 4 octobre que « ce système est important pour les pays en développement,» avant de donner l’exemple d’un pays qui n’en avait pas bénéficié : « les dégâts causés par l’ouragan Ivan à Grenade en 2004 ont réduit par deux la productivité car le pays n’avait pas d’argent disponible pour rouvrir l’aéroport, les routes et les hôpitaux. » D’autres pays, comme l’Éthiopie, envisagent de mettre en place ce système d’assurance paramétrique pour indemniser les pays en cas de sécheresse, pour d’autres il offre l’opportunité d’assurer des risques qui sans cela ne serait pas pris en compte, en particulier le changement climatique.

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