Un air pollué en ville

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Chaque année, la pollution atmosphérique est responsable de la mort de 2,4 millions de personnes dans le monde. Elle cause des troubles cardiaques, respiratoires ou reproductifs.

Dans les pays industrialisés, les émissions des principaux polluants ont fortement diminué sous le double effet d’une désindustrialisation et d’une réglementation plus stricte. En Europe, les rejets de dioxyde de soufre (SO2) ont baissé de 85% par rapport aux années 1980, les émissions de plomb ont chuté de plus de 96% depuis les années 1990, grâce à l’introduction d’essence sans plomb. Mais dans les pays émergents, la situation évolue dans un sens opposé. La Chine est ainsi devenue le premier pollueur mondial, en grande partie à cause de son industrialisation rapide et de ses centrales électriques alimentées au charbon. En Asie, la pollution de l’air est très importante et recouvre toute une partie du continent pour former un immense « nuage brun » visible de l’espace.

On associe souvent la pollution de l’air avec de lourds nuages au-dessus des villes. Mais c’est la pollution de l’air à l’intérieur des bâtiments qui est responsable de la majorité des décès. Un fait dont on n’a pris conscience que récemment. La principale source de cette pollution provient de la cuisson des aliments : bois ou feuilles, charbon, bouses de vaches, libèrent des substances et des particules toxiques quand ils brûlent.

La réduction de la pollution de l’air est possible grâce à des mesures simples :interdiction de l’essence au plomb, normes de pollution sur les moteurs, filtres sur les cheminées. Mais il faut souvent des catastrophes pour que les Hommes réagissent. Quand, en 1952, à Londres, une vague de pollution a fait plus de 4000 morts en quelques jours, cela a amené les premières lois contre la pollution de l’air : le Clean Air Act. L’idée a été reprise aux USA et dans la plupart des pays occidentaux. Les Américains ont rajouté un mécanisme de marché de permis à polluer, qui s’est avéré très efficace pour diminuer les émissions de gaz soufrés – également responsables des pluies acides qui ravagent les forêts et les lacs. Le mécanisme préfigure le marché créé récemment pour les gaz à effet de serre. Depuis la pollution de l’air est devenu l’exemple classique d’un domaine sur lequel les pouvoirs publics peuvent intervenir, d’une manière ou d’une autre, pour peu que la mobilisation des citoyens soit présente.

Pour en savoir plus : l’OMS (organisation mondiale de la santé)

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