L’impact des villes sur leur milieu

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Milieu artificialisé, la ville s’oppose à la nature. Les sols naturels sont masqués par du béton ou du bitume. La pollution atmosphérique, les lumières omniprésentes, le bruit, les vibrations, le climat modifié (par la climatisation, par des bâtiments qui changent les vents) créent un univers très particulier. Malgré cela, la vie animale et végétale parvient à s’y développer. Il existe en ville une forme bien particulière de biodiversité –pas seulement des chiens et des chats domestiques. Les animaux sauvages occupent les espaces verts ou les friches ; rats et blattes prolifèrent, mais aussi renards et rapaces. Dans certains quartiers de Zurich, par exemple, la densité de renards est 10 fois plus élevée qu’à la campagne !

De nombreuses villes ont été bâties comme un défi à leur milieu pour démontrer la puissance de l’homme. Les gratte-ciel sont de plus en plus élevés, les terres se gagnent sur la mer et des villes poussent dans le désert malgré le manque d’eau. Brasilia et Naypyidaw (en Birmanie) ont été érigées ex-nihilo au cœur de régions forestières pour devenir des capitales.

Les villes occupent moins de 5 % des terres émergées. En s’étendant, elles dévorent les campagnes ; les routes qui les relient coupent des espaces naturels. Notre alimentation, l’énergie utilisée pour nos déplacements, les matériaux de construction nécessitent l’emploi de terres agricoles, de mines, etc. Une ville comme Los Angeles puise son eau potable dans le fleuve Colorado, éloigné de 390 kilomètres. Avec le commerce mondial, la ville étend son emprise au-delà des campagnes environnantes, sur toute la planète.

Paradoxalement, la concentration humaine, qui rend palpable pollution et autres nuisances, est plutôt un facteur qui limite l’empreinte écologique. Elle permet de réduire les transports, les immeubles collectifs utilisent moins d’énergie pour se chauffer, etc. A l’inverse, certaines banlieues péri-urbaines, ou un mode de vie semi-rural, conduisent à une augmentation de l’artificialisation des sols (routes, réseaux électriques et d’eau) et s’accompagne le plus souvent d’une augmentation des déplacements et des coûts énergétiques plus importants. Une vie urbaine à la campagne est –proportionnellement- plus polluante !

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