L’arbre de vie

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Les 6 milliards d’êtres humains que nous sommes ne sont pas les seuls locataires de la planète. Nous la partageons avec des milliards de milliards d’animaux, de végétaux, et d’organismes unicellulaires. Et nous ne nous contentons pas de cohabiter avec eux. Nous sommes, en plus, étroitement liés à eux pour notre existence. Ainsi, Albert Einstein prédisait-il que si l’abeille venait à disparaître, l’espèce humaine n’aurait plus que quatre années à vivre. Il est vrai que sans ces petits insectes pour polliniser les fleurs, la plupart des végétaux ne pourraient plus se reproduire et disparaitraient, entrainant avec eux tous les animaux qui s’en nourrissent, dont les Hommes…

Tous les organismes vivants, l’homme y compris, tissent entre eux, et avec leur environnement, une toile de relations complexes. Ils dépendent les uns des autres par le biais des chaînes alimentaires, des équilibres entre populations, des cycles naturels. Au gré de ces liens, tous les éléments de base circulent et s’échangent entre les êtres vivants et l’environnement, continuellement et partout, tout autour de nous et à travers nous.

Ainsi le carbone, capté dans l’air par une plante, sera transformé en feuille, puis en muscle par un animal ou un être humain qui aura mangé cette feuille, avant de retourner un jour au sol ou à l’air, quand le corps de cet être vivant se décomposera. L’oxygène, rejeté par la plante lors de la fabrication de la feuille, sera respiré par un animal, ou un être humain. Celui-ci, lors d’un effort, transpirera de d’eau. Dans cette sueur passera une molécule d’eau, la même qui aura pu se trouver précédemment dans le ciel, dans une rivière, dans le sol, dans un fruit, dans notre cerveau, ou celui d’un dinosaure aujourd’hui éteint… Comprendre toutes ces relations, est l’objet du mot écologie.

Ce qui nous différencie des autres espèces, c’est notre capacité à être conscients de toutes ces relations d’interdépendance entre êtres vivants, et des processus qui soutiennent la vie. Comme l’exprimait Albert Jacquard, le propre de l’homme est d’« Etre conscient que demain existera et que je peux agir sur lui ».

Pour en savoir plus : Évaluation des écosystèmes pour le millénaire (MEA)

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