La couche d’ozone menacée par le gaz hilarant

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PEROU, Trujillo: Des oiseaux se reposent au sommet d’un épurateur sur l’île de Macabi, à 600 km au nord de Lima, le 28 juin 2009. Le guano de Macabi est de nouveau extrait, après un arrêt de10 ans. Le guano est un fertilisant biologique, trouvé autrefois en abondance sur plus de 20 îles au large de la côte péruvienne, où le climat sec préserve les crottes d’oiseaux de mer. Copyright AFP PHOTO / Ernesto BENAVIDES

Le gaz hilarant ou protoxyde d’azote est devenu la plus importante menace pour la couche d’ozone, peut-on lire sur le site de la revue Nature du 27 août 2009. Si elles ne sont pas réduites, les émissions d’origine anthropique de ce gaz pourrait être de 30% plus destructrices de l’ozone en 2050 que les émissions de CFCs, lorsque celles-ci avaient atteint un pic en 1987, d’après l’Administration nationale de l’atmosphère et de l’océan (NOAA). Connu des scientifiques, le pouvoir destructeur du protoxyde d’azote a néanmoins été largement ignoré lors de l’accord international sur la limitation des gaz nocifs pour la couche d’ozone, qui a eu lieu à Montréal en 1989. « Dans un sens, le protoxyde d’azote est presque un gaz oublié. Quand on parle d’ozone, on pense aux halocarbones [NDLR : composés organofluorés, de type CFCs et HCFCs]. Quand on parle de climat, on pense au dioxyde de carbone et au méthane. On oublie que le protoxyde d’azote est le troisième gaz qui augmente le plus dans l’atmosphère», déclare Don Wuebbles, spécialiste de l’atmosphère à l’Université d’Illinois. L’utilisation d’engrais azotés pour l’agriculture, la combustion des matières organiques, le lisier et le fumier sont les principaux émetteurs d’origine anthropique de protoxyde d’azote.

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